Le casanier et la voyageuse.

Le casanier et la voyageuse

Ulysse casanier tapi en ses cartons Promit à Pénélope un souverain ancrage Elle toute empreinte de son bon sang breton Se déchaîna du port pour plus nobles voyages

Pénélope rêva de ses obscurs ailleurs Où toute la misère du monde des meilleurs Se fondant aux forges des valeurs prolétaires S’évapore pour le bonheur du populaire

Pénélope visita terre et environs Sauta les océans comme petits ruisseaux Et les monts culminants comme on saute moutons

Sitôt venu le temps des reflux abyssaux Prenant soin de langer ses quatre Télémaque Goutteletta ses larmes en sa prison d’Ithaque

Jean Zay, l'Homme-République

Il y a 80 ans.

Il y a quatre-vingts ans, l’Espérance et la Peur se sont affrontées. Le Front Populaire dont on ne peut taire l’anniversaire, a profondément marqué l’histoire de France. Il traîne deux légendes se disputant l’Histoire. « La légende dorée » de la gauche, célèbre l’élan populaire, les défilés ensoleillés, les foules joyeuses, les loisirs, les congés payés, la fête, la mer, l’enthousiasme des temps nouveaux ! « La légende noire » des droites, retient sa haine pour le poing levé, les affrontements, les grèves, les troubles à l’ordre, l’échec économique et imputera au Front populaire tous les péchés jusqu’au désastre de 40 ! D’un côté l’Espérance « le pain, la paix, la liberté ». De l’autre, la grande Peur de « l’été rouge », la peur bleue du patronat. Quoique l’on pense aujourd’hui du Front populaire et comment l’on juge son « échec » économique sanctionné par Daladier et les accords de Munich en 38, on ne peut pas effacer les traces profondes économiques, sociales et culturelles dont il a empreint le pays : Les accords Matignon – conventions collectives – hausses des salaires – 40 h – congés payés – délégués ouvriers – Réforme de la Banque de France – l’Office du blé – la SNCF – Réformes scolaires – Réformes culturelles -etc.

À ce grand élan de fièvre réformatrice et de ferveur politique, deux jeunes protestants (parmi d’autres sans doute), distingués par Léon Blum y participèrent : André Philip (1902-1970) et Jean Zay (1904-1944).

Le premier, professeur d’économie politique à Lyon, élu socialiste du Front populaire en mai, au titre de député il a été rapporteur de deux grandes lois réformatrices dont celle des 40 heures. Responsable des étudiants chrétiens, membre de la SFIO, il est un des 80 députés qui refusèrent les pleins pouvoirs à Pétain. Pendant l’occupation il devient, avec sa femme, une des figures marquantes de la Résistance. Il rejoint Londres et le Général De Gaulle en1942 et devient le Commissaire à l’intérieur du CFLN. À la libération il retrouvera Léon Blum dont il fut le conseiller économique et poursuivra une brillante carrière de Ministre. (création de l’Insee, de la Coface, nationalisation du secteur de l’énergie, etc.) Juriste et économiste il fut le rédacteur du préambule de la Constitution de 1946 (incorporé depuis au socle constitutionnel) où les droits économiques et sociaux sont affirmés. Il poursuivit avec une vision morale sans concession ses engagements pour les valeurs universelles. (Opposition à la guerre d’Algérie, pour la construction européenne, rigueur économique, etc.).

Le second, de deux ans son cadet, brillant avocat, réélu en mai, jeune turc du parti radical-socialiste comme son ami Mendès France, fut, peut-être, le ministre le plus emblématique du Front Populaire, tant est grande la trace qu’il imprima à l’Éducation nationale et à la culture du pays. Son entrée au Panthéon, en mai 2015, rendit hommage à sa vie de républicain résistant, au « martyr de la République » et à toute son œuvre de Ministre réformateur non seulement de l’Éducation nationale mais aussi des beaux-arts et de la culture. « Le moment Jean Zay » dépasse ces quarante mois de ministériat. Le plus jeune ministre de la IIIème République, a eu sous sa houlette, l’Éducation nationale, les Beaux-arts, la Recherche, les Sports et les Loisirs formant un grand ministère avec deux, trois, secrétaires d’État, (Irène Joliot Curie, Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore (trois femmes sans droit de vote !) et Léo Lagrange. Seule la prolongation de la scolarité de 13 à 14 ans a eu la consécration législative en août 36. Malgré cette absence de grande loi, la réussite de Jean Zay dans la modernisation et la démocratisation de l’École et des Enseignements est insigne. Contournant le blocage parlementaire et législatif du grand projet de réforme générale de l’enseignement, Jean Zay impulse ses réformes par décrets, circulaires, arrêtés, expérimentations sur le terrain : Réforme et rapprochement des enseignements – les trois degrés, primaire-secondaire-supérieur –classe d’orientation- loisirs dirigés –initiatives pédagogiques – création du CSOS (ancêtre du Crous) – maison des jeunes –créations, même si certaine durent attendre leur concrétisation après- guerre (ENA – CNRS). L’ensemble de son action a posé les bases du système scolaire moderne. Même impulsion réformatrice dans la politique culturelle : Projet de réforme du droit d’auteur et du contrat d’édition ; bibliobus ; ouvertures de nouveaux lieux de cultures ; ouvertures de nouveaux musées – de l’Homme – d’Art moderne – Arts et traditions populaires – de la Marine – des Travaux publics – des Monuments français – du Palais de la Découverte ; francophonie, encouragements multiples dans tous les domaines artistiques, lettres, musiques, peintures, sculptures, création du Festival de Cannes, TNP, etc. Boulimique de réformes, affamé de travail, enthousiaste de justice et de démocratie l’« Homme–République », comme on l’a nommé, a marqué son siècle. « La liste des réalisations et des projets de Jean Zay est impressionnante. Voilà un jeune trentenaire qui en quarante mois a fait plus pour réformer la France que des dizaines de ses confrères réunis dans toute leur vie » écrit Roger Karoutchi un de ses biographe qui est loin de lui politiquement. Et puis la guerre, l’engagement comme officier, un emprisonnement de quatre ans (véritable lettre de cachet de Pétain qui se venge du juif, du front populaire, du parlementaire, du franc-maçon, du protestant) après un procès indigne qui le condamne à la même peine que le capitaine Dreyfus –déportation et dégradation militaire- enfin l’assassinat par des spadassins collabos (milice) expression abominable de la haine, (20 juin 1944) privèrent la France d’un des plus brillants espoirs d’homme d’État. Celui dont Mendès France écrivait : « comme devant être appelé à être l’un des meilleurs pilotes de sa génération… Il est demeuré de Jean, -poursuit Mendès – une image exceptionnelle de lumière, d’intelligence et d’humanité. »

Il y a cent ans, le 10 juin 1916, un petit garçon de douze ans, prénommé Jean, écrivait dans sa composition française du certificat d’études, apostrophant un aviateur dans son appareil en flammes : « Meurs heureux ! La France te doit une éternelle reconnaissance, tu meurs pour lui apporter la liberté, la paix et le bonheur, meurs heureux ! … La France est là, elle garde dans son livre d’or le nom de ces martyrs gravé éternellement, meurs heureux ! ».

82 4000

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Partager un rêve… L’alpinisme est un rêve qui a la force de relever une personne et la mener toujours plus haut. Mais il se trouve être injustement réservée aux personnes les plus favorisées. C’est le signe qu’il y a là tout un potentiel inexploité pour notre société.

Fort de cette découverte, des alpinistes se mobilisent pour faire découvrir la haute montagne à des personnes issues de milieux défavorisés. Plongées dans cet environnement naturel exceptionnel, par la diversité des rencontres, elles ont ainsi l’opportunité de se dépasser dans l’effort et se redécouvrir pour trouver un nouvel élan dans la vie.

L’association milite que chaque personne, quel que soit sa situation sociale, ait accès aux loisirs, et notamment aux vacances, car il s’agit d’un droit pour toute personne humaine.

La suite vers 824000.org

Épître de l'école des parents et des éducateurs de l'Isère

Il est des lettres reçues qui inquiètent plus que d'autres :

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Bonjour,

Je vous informe de la fermeture de l’Ecole des Parents et des Educateurs de l’Isère.

Comme bon nombre d’entre vous le savent, l’association Ecole des Parents et des Educateurs de l’Isère s’est retrouvée en situation de cessation de paiement au cours du premier trimestre 2014 et une procédure en vue du redressement judiciaire de l’association a été mise en place. Nos financeurs ont été réunis plusieurs fois, et nous avons tenté ensemble de trouver une solution afin d’éviter la fermeture de l’association.

Les raisons de cette déconfiture trouvent leur cause dans l’absence de mise en perspective pluriannuelle de l’association.

Sur mission du Conseil Général, nous animions en effet les stages de formation assistants maternels du sud et centre Isère dans le cadre d’un appel d’offre de 4 ans, mais avec un nombre de stages annuels non anticipé.

Ces dernières années, le nombre de stages (deux bons de commande par an : un reçu en janvier pour la période de formation de mars à août et un autre bon de commande reçu en juin pour la période de septembre à février) a été très variable d’un semestre à l’autre, d’une année sur l’autre, jusqu’à ce qu’il ne permette plus à l’association EPE 38 d’équilibrer son budget.

L’activité formation était en effet celle qui permettait de dégager une production vendue, soit le seul moyen que nous avions d’équilibrer notre budget global, car est-il utile de rappeler que nos autres activités, malgré l’intérêt général et l’investissement rentable qu’elles représentent, n’étaient pas financées à hauteur de leur coût !

D’autres raisons ont amené l’association à « péricliter ». En effet, les décisions de gestion antérieures à 2012 nous avaient également beaucoup fragilisés ; l’équipe que nous constituions en avait été fortement impactée.

A de nombreuses reprises, nous avions alerté le CGI et nos autres financeurs de cette situation. Des subventions exceptionnelles du CGI, de la Métro, du CCAS de Grenoble, et de la Justice nous sont parvenues fin 2014, mais celles-ci n’auront pas permis à l’association de sortir de cette impasse. Le déficit est de moins 89 K€ et nous n’avons pas reçu de propositions visant à mettre l’association en perspective pluriannuelle.

La procédure de redressement a donc échoué et nous vous informons que, suite à l’audience du 19 février 2015, le TGI prononce aujourd’hui la liquidation judiciaire de l’association.

(...)

Nous espérons sincèrement que les familles pourront trouver écoute et soutien auprès d’autres acteurs sur ce champ, dans un souci de prévention, le plus possible en dehors du contrôle social, des enjeux institutionnels et politiques, pour faciliter l’exercice difficile d’être parents, et qu’ils ont à se faire reconnaître comme de véritables interlocuteurs sur les questions éducatives.

(...)

Vous souhaitant bonne continuation,

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes sincères salutations.

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Pour un avenir solidaire

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Le collectif "Liberté, Égalité, Fraternité", les signataires de l'appel "Pour un avenir solidaire" condamnent fermement l'attentat qui vient de toucher durement "Charlie hebdo", organe de presse satirique et s'associe à la douleur des familles et des proches.

Il affirme sa vigilance et son opposition à toute tentative d'amalgame et d'instrumentalisation de cet attentat.

Le Collectif "liberté, égalité, fraternité" appelle à se rassembler à Paris, Place de la République et dans toutes les villes de France où des rassemblements sont organisés en soutien à Charlie Hebdo et comme premier acte de solidarité.

Être père aujourd'hui

Enquête : être père aujourd'hui c'est quoi ?

L’Udaf de l’Isère et l’Observatoire de la vie familiale de l’Isère (OVF 38)

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<< Mieux connaître les pères, leurs ressentis sur leur rôle, leur vécu, est l’objectif de la nouvelle enquête de l’Observatoire de la Vie Familiale de l’Isère - « Etre père aujourd’hui », lancée en mars 2014.

La paternité se vit et s’invente. Père de jeunes enfants, père d’ados, père au boulot, père solo… la palette de la paternité est large, et nous avons voulu savoir comment les pères isérois exerçaient leur rôle de papa :

  • Comment conjuguer vie d’homme et vie de père ?
  • Comment concilier vie professionnelle et vie familiale ?
  • Quel ressenti vis-à-vis du regard posé sur la paternité ?
  • Quelles pratiques, quels attentes, quels freins pour exercer son rôle de père ?

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Édit : pdf à venir...

La Maurienne se questionne sur notre mode d'alimentation !

Dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale :

à lire sur le site des Pays de Savoie solidaires : lien

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Du 3 au 28 novembre Exposition « Alimen’terre » Maison cantonale de Modane

Mercredi 12 novembre Projection-débat « The food savers » de Valentin Thurn Biocoop, Saint-Jean-de-Maurienne, à 15h

Lundi 17 et samedi 22 novembre Atelier culinaire « Le légume de A à Z » Relais Assistance Maternelle, Modane, 10h-12h Lundi : enfants. Samedi : parents & enfants

Mardi 18 novembre Projection-débat « Nourrir les villes : un enjeu pour demain » d’Irja Martens Biocoop, Saint-Jean-de-Maurienne, à 18h30

Jeudi 20 novembre Atelier « Ce que le monde mange » autour de l’exposition de Peter Menzel Collège La Vanoise, Modane, 12h-14h Public collégien

Jeudi 20 novembre Projection-débat de « The food savers » de Valentin Thurn, en présence d’Agnès Moreau de la Biocoop Lycée, Saint-Jean-de-Maurienne, à 20h Public lycéen

Vendredi 21 novembre Projection-débat de « Tante Hilda » de Jacques-Rémy Girerd Cinéma L’Embellie, Fourneaux, à 20h30 Entrée 5 euros

Dimanche 23 novembre Après-midi jeune public Cinéma Le Savoie, Saint-Michel-de-Maurienne, à 16h30 Entrée 4 euros

Jeudi 27 novembre La « Politique Agricole Commune » décortiquée Cinéma Le Savoie, Saint-Michel-de-Maurienne, à 19h30

Samedi 29 novembre Spectacle « Terre de l’aube » de Martin Ferron Espace sportif et culturel de la Croix des Têtes, Saint-Julien-Montdenis, à 19h

Pendant les mois de novembre et décembre, le Point information Jeunesse présente l’exposition «Halte aux préjugés» Collège La Vanoise Public collégien

le programme complet au format pdf (2p, 1,1 Mo)

Collectif de Maurienne

Contact du coordinateur :

  • Odile Piaton, Espace jeunes 04 79 59 94 95

ePitre passe au vert

Dans l'attente d'une nouvelle version idéalement "responsive", ePitre passe au vert. Le rouge brique datait de 2008, il était temps d'en changer.

Xénophon

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... comme il lui disait qu'il aurait à s'en plaindre s'il ne se taisait pas, il demanda : « Et si je me tais, n'aurai-je donc pas à m'en plaindre ? ».

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