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lundi 4 avril 2011

Grenoble nucléaire

La lecture du Canard enchainé est décidément édifiante :

Scan Carnard enchainé Grenoble nucléaire

La faq en français (under-work) du site de ILL à lire ici

dimanche 30 janvier 2011

À quoi rêvent les jeunes ?

Ticket "À quoi rêvent les jeunes  ?" sur fond de libération

Olivier Ferrand[1] modérait ce matin une table ronde des états généraux du renouveau organisé par Libération et Marianne à Grenoble consacrée à la jeunesse. Autour de lui, Bruno Palier, Caroline de Haas[2], Azwaw Djebara[3], Stéphane Boujnah[4] et René Silvestre[5].

Un débat intéressant devant un public d'une cinquantaine de personnes attentives. René Silvestre commence par ironiser pour évoquer la prétendue absence de grand dessein de la jeunesse : « DSK, c’est comme l’ami Ricoré ». Il insiste sur le fait nouveau selon lui que pour la première fois la nouvelle génération n'aura pas une vie meilleure que celle de ses parents. Il développe le fait que sa génération (celle du papy-boum) a, pour se faire une belle vie et sans rien construire, volé "à la tire" les ressources de ses enfants : "J'ai volé mes enfants et mes petits enfants".

Le débat s'engage sur cette note pessimiste.

Caroline de Haas lui succède sur le même mode enflammé et militant pour s'indigner de la stigmatisation des jeunes et des femmes. Elle présente "Vie de Meuf" et se réjouit du nombre de connexion sur le site.

Azwaw Djebara intervient ensuite et conclut en appelant, comme Olivier Ferrand qui voit dans cette "crise de l'avenir" une caractéristique particulière de la période, à redonner "le progrès comme perspective".

Après quelques prises de paroles dans la salle où seule une enseignante sort du lot par le caractère réactionnaire de ses propos : "y font plus rien, y passent leur temps à tchatter et twitter et en perdent le goût d'apprendre", Stéphane Boujnah répond à la question " À quoi rêvent les jeunes ?" par une série de verbes : Les jeunes rêvent ...

  1. d'aimer
  2. d'habiter
  3. d'étudier
  4. de créer
  5. de participer
  6. d'influencer / décider
  7. de voyager

Je suis pour ma part, étonné que ce débat sur la question de la jeunesse ait été une discussion autant centrée sur la question économique. La politique se résumerait-elle aux modalités de gestion des inégalités économiques ? Même la question de l'école, de l'université - question forcément récurrente dès qu'il s'agit de parler (pour eux) des jeunes - a été abordé principalement sous l'angle des coûts ou des bénéfices économiques escomptés. Je ne suis pas sûr, que les émeutes de 2005 aient été des manifestations économiques, mais je suis certain que la déclaration d'état d'urgence, a, elle, accrédité la thèse d'une jeunesse dangereuse dont il faudrait se protéger.

Notes

[1] Président de Terra Nova

[2] Porte parole de "Osez le féminisme"

[3] vice-président de l'UNEF

[4] banquier (sa bio), président de "En temps réel", c'est aussi un des fondateurs de SOS racisme

[5] fondateur de l'Étudiant

samedi 29 janvier 2011

Le débat Ségolène Royal-Dominique de Villepin aux états généraux du renouveau

jeudi 23 septembre 2010

410 000 manifestants selon le twinistère de l'intérieur

<< L'Élysée a souligné une "baisse sensible" du nombre de grévistes par rapport à la précédente journée d'action, et l'interprète comme le signe que peut-être les Français "adhèrent davantage" à la réforme des retraites.[1] >>

Manifestation Grenoble le 23 septembre 2010

410 000 manifestants selon le twitter de l'intérieur, ...

... à Grenoble ?!

Notes

[1] chopé sur l'express.fr

mercredi 25 août 2010

Coup de fusil pour un scooter bruyant

Crolles

Une rue calme d'une petite ville dans la lointaine banlieue de Grenoble,
il est tard -22h30-
le bruit pétaradant du scooter qui passe "excède",
l'homme empoigne son fusil,
fait feu.
Touché !
Le conducteur est blessé ...

Le Dauphiné raconte[1] :

Atteint au côté gauche, il n’a pas été sérieusement blessé. Son certificat médical fait état de 7 jours d’ITT. Les gendarmes de Crolles ont mené leur enquête et rapidement interpellé le tireur. Lors de sa garde à vue, (...) il a expliqué aux militaires qu’il était excédé par le bruit des scooters (...) qui passaient dans l’impasse où il habite. Lors de la perquisition, l’arme et les munitions ont été retrouvées. L’homme a été laissé libre à l’issue de sa garde à vue et est convoqué devant le tribunal correctionnel de Grenoble.

Imaginons un peu.

Et si c'était un jeune de 15 ans qui avait tiré sur un retraité ?

Elles auraient la même allure les unes du Dauphiné[2]

Une du Dauphiné libéré du 25 aout

Notes

[1] version non coupée du texte ci dessous

[2] éditions de Grenoble, Grésivaudan, Chartreuse et Sud-Grésivaudan, Romanche et Oisans

mardi 20 juillet 2010

Villeneuve

« La Villeneuve brule », « Saint-Aignan s’enflamme », « nouvelles poussées d’ultraviolence », … les médias s’enflamment c’est sûr et les titres racoleurs attisent le goût du sang et le voyeurisme de la bête qui est en nous.

Maquette Villeneuve Wikicommons Vue Villeneuve par Google

Pourtant ces deux événements que les coïncidences de l’actualité font se télescoper dans les petites lucarnes ont manifestement un point commun : l’illégitimité de la police.

Dans les deux cas, c’est l’esprit –si j’osais je dirai l’essence même – des forces de l’ordre qui est remise en cause. On voit bien que ce qui peut paraitre « normal » pour une part[1] de la population : un malfaiteur[2] tué par les forces de l’ordre prend tout de suite des proportions dramatiques pour les « groupes d’appartenance ». Ces groupes présupposent (souvent d’expérience) que la police, la gendarmerie, les forces de l’ordre n’ont pas fait preuve de la retenue, de la délicatesse, du tact et de la mesure nécessaire dans l’exercice de leur mission.

Ces forces de l’ordre ne paraissent pas, a priori, légitimes et, a priori, on ne leur concède pas le bénéfice du doute. S’il y a eu un acte grave, a fortiori, un drame c’est forcément une bavure.

Ces deux événements récents montrent que pour certains groupes, les forces de l'ordre interviennent de manière systématiquement, à leurs yeux, anormale et qu'il est légitime de les contester.

Quand cette intervention amène à la mort d'un homme, la question mérite en tout cas d'être posée sans pour autant excuser quelques violences que ce soient. Mais il est vrai que les discours crispés et les méthodes martiales ne favorisent pas le retour à l'ordre. Je serai curieux de savoir dans quelle mesure une déclaration d'une ministre de la justice venue sur place pour déclarer l'ouverture d'une enquête indépendante par la nomination d'un juge, aurait plus apaisé une population à vif et quelques jeunes qui cherchent tout prétexte pour "en découdre" comparée aux effets d'annonce de l'envoi d'inspecteur du fisc pour faire la chasse aux fraudeurs. Question de stratégie à l'évidence ! Si on veut la paix pourquoi ne pas avoir un discours apaisant ? Un discours ferme rappelant la nécessité de l'ordre mais aussi une parole humaine parce que, quoi qu'il en soit, un homme est mort. Et même si, comme on nous le répète à l'envi, ce n'était pas un saint, ses proches, ses amis, sa famille sont tristes. Il n'est pas d'homme qui mérite de mourir.

Notes

[1] « il l’a quand même cherché » entend-on parfois dans les cafés du commerce

[2] présumé, innocent jusqu’à ce qu’un tribunal en ait décidé

mercredi 18 mars 2009

Grenoble n'organisera pas les jeux olympiques d'hiver en 2018

Le comité d'organisation lui a préféré Annecy pour représenter le France dans la longue liste des prétendants.

mardi 17 mars 2009

Grenoble ouvrirait ses écoles le mercredi matin

Dans le cadre de l’élaboration du Projet Educatif Grenoblois (PEG), projet qui vise à définir une politique éducative, la Ville de Grenoble entend engager une discussion sur les changements et incidences produits par la réforme sur le "rythme de l’enfant et de la famille".

A lire sur :

lundi 1 décembre 2008

Enfants raflés à l'école

Une première en Isère : des enfants raflés à l'école

Hier[1] s'est produit un fait très grave à l'école du Jardin de Ville, à Grenoble. A 15h45, un père de quatre enfants (un moins de trois ans, deux scolarisés en maternelle et un en CE1 à l'école du Jardin de Ville) est venu, accompagné de deux policiers en civil, chercher ses enfants, pour "un rendez-vous en préfecture", ont compris les enseignants.
A 19h, on apprenait que la famille au complet était au centre de rétention de Lyon.

Ils y ont dormi. Ils étaient injoignables hier soir. On a réussi à les joindre tôt ce matin aux cabines téléphoniques du centre de rétention (qui, rappelons-le, est une prison). Ils étaient paniqués. On a prévenu le centre que la CIMADE, seule association ayant le droit d'entrer dans les centres de rétention, irait voir la famille ce matin. Arrivés au centre, les militants de la CIMADE les ont cherchés, sans succès : la famille était en route pour l'aéroport, leur avion décollant une demi-heure plus tard.

Nous n'avons rien pu faire, nous attendions que les militants de la Cimade comprennent la situation de la famille, afin de pouvoir les aider en connaissance de cause. Ils ont été expulsés ce matin.

Leurs chaises d'école resteront vides.

C'est une première en Isère : la traque des étranger-e-s pénètre dans les écoles.

Les seuls enfants en situation irrégulière sont ceux qui ne sont pas à l'école.

Nous vous demandons de bien vouloir faire circuler cette information le plus largement possible. Personne ne doit pouvoir dire "on ne savait pas".

Merci,
Emmanuelle, pour le Réseau éducation sans frontières 38

Notes

[1] vendredi 28 novembre 2008