lundi 3 janvier 2011

Contre l'échec scolaire, agir dès la petite enfance

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La fondation Terra Nova, publie une note de Daniel Bloch relative à la lutte contre l'échec scolaire :

Contre l'échec scolaire, agir dès la petite enfance

Note Par Daniel Bloch .
Le 20/12/2010

La lutte contre l'échec scolaire en France est une priorité qui doit être conduite dès le plus jeune âge. Les chiffres sont éloquents : les élèves en difficulté dès le cours préparatoire le demeurent jusqu'à la sortie du collège. C'est par ailleurs un impératif de justice sociale : les jeunes qui s'installent dans l'échec scolaire sont d'abord ceux issus des milieux les plus défavorisés. Traiter au plus tôt ce problème contribue également à en réduire le coût pour la collectivité, et à améliorer le niveau général des élèves. Selon Daniel Bloch, ancien recteur d'académie, les orientations actuelles ne vont pas dans le bon sens : les progressistes doivent ouvrir de nouvelles pistes de réflexion pour relever le défi de l'échec scolaire.

Contre l'échec scolaire, agir dès la petite enfance

lundi 24 mai 2010

" L'éducation nationale face à l'objectif de la réussite... "

Le rapport de la Cour des comptes à lire !

Format pdf, 216 pages, 873 Ko sur le site de la Cour des comptes

Extraits :

Un modèle inadapté

Alors que le code de l’éducation, dès son premier article, affirme que « le service public d'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves», ce postulat ne se vérifie pas dans les faits. Dans son organisation actuelle, l’enseignement scolaire reste encore principalement fondé sur un modèle qui était adapté à une période où seule une minorité d’une classe d’âge - 20% en 1970 - suivait tout le parcours de l’enseignement scolaire et obtenait le baccalauréat. Il tend, de ce fait, à privilégier les élèves sans difficultés particulières, c’est-à-dire ceux qui seront bacheliers à la sortie du système scolaire et poursuivront des études supérieures, soit seulement un peu plus de la moitié de chaque classe d’âge.

(...)

Les limites des réformes successives

Tributaire d’une organisation inadaptée aux nouveaux enjeux éducatifs, l’enseignement scolaire n’a pas su réellement intégrer les missions de suivi et d’aide des élèves. Ceci explique que, malgré des réformes multiples, une part importante d’entre eux, souvent issus de milieux sociaux défavorisés, reste exclue de la réussite.

En définitive, c’est moins en raison des réformes ministérielles que grâce à l’implication personnelle des enseignants et des autres agents de l’éducation nationale que les politiques éducatives peuvent aujourd’hui se concrétiser au plus près des besoins des élèves. C’est le recours à l’imagination et aux bonnes volontés, ainsi qu’éventuellement à un aménagement parfois peu réglementaire du service des enseignants, qui permet au système scolaire de fonctionner en dépit de ses contraintes et de ses rigidités. Cet état de fait démontre le dévouement remarquable des acteurs de l’enseignement scolaire, mais il révèle également une faiblesse majeure du système éducatif : la réussite d’un élève dépend en partie de l’établissement où il est affecté et des enseignants qui le prennent en charge, ce qui constitue un puissant facteur d’inégalité.

jeudi 1 octobre 2009

Ouyapacours

« Ouyapacours » : la FCPE met en ligne un outil de recensement des remplacements non assurés

Il s’agit de démontrer que la suppression des postes d’enseignants remplaçants, à l’Ecole primaire ou dans le secondaire, nuit aux élèves et au principe de continuité du service public.

vendredi 26 juin 2009

Puisqu'on vous dit de travailler plus

L’Académie en ligne (www.academie-en-ligne.fr) est un site de ressources gratuites pour aider les jeunes dans leur scolarité et permettre aux parents de mieux les accompagner sur la voie de la réussite.

Dès à présent, il propose des cours d’été, aux élèves du CP à la terminale, pour réviser les notions essentielles de l’année écoulée et préparer la rentrée.

jeudi 18 juin 2009

La fabrication du yaourt

Vu sur le site de l'Inra : La fabrication du yaourt, les explications[1]

[2]

Notes

[1] cryptage faible

[2] Photo by Benjamin David, licence CC

mercredi 17 juin 2009

Violente invitation à participer au débat sur l'éducation

Bruno Julliard

Bruno Julliard[1] nous y invite sur agirpourleducation.fr : Violentes propositions

Soulever le levier de la peur, agiter la menace de l’insécurité, faits divers à l’appui, pour doper ses résultats électoraux la droite est maintenant coutumière du fait. Cette manipulation politique et médiatique était déjà pitoyable. Appliquée à l’école et aux enfants qui y grandissent, elle devient dangereuse et totalement irresponsable. Au-delà du cynisme de cette démarche, c’est aussi et avant tout la traduction d’une idéologie bercée de préjugés stigmatisants et d’un profond désintéressement pour la réduction des inégalités sociales et territoriales.

Le Président de la République appelle de ses vœux la « sanctuarisation » de l’école. L’école n’est pas un lieu saint, les enfants même les plus violents n’en sont pas les profanes. Le cloisonnement de l’école, l’isolement des enfants et des adultes qui les entourent est un danger immense et la pire des solutions. Lieux de vie, de socialisation de nos enfants, point de repère ancrée dans leur territoire, l’école doit être ouverte, accueillante et synapse des réseaux d’apprentissage des savoirs, de la citoyenneté et du vivre ensemble. Enfermer et cloisonner l’école est un renoncement absolu, une grave erreur. C’est la négation même de sa fonction de lien social.

Notes

[1] Secrétaire national du parti socialiste en charge de l'éducation

mardi 26 mai 2009

Bienvenue en Sarkozie

Une question !

Les policiers de la brigade[1] spéciale de répression des jeunes écoliers forcement délinquants dès 6 ans[2] pourront-ils fouiller à corps ces "p'tits salopards" quand ils seront en arrêt maladie[3] ?

Arghh, je vais être poursuivi ! Mauvais esprit, raccourcis scandaleusement inexacts, amalgames foireux, ironie de bas étage et en plus j'ai prononcé le nom "kinedoitpasetredit"[4]

Notes

[1] La parole est à M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. et (selon M. Patrick Roy) de la violence à l’école ! : "Je propose des solutions simples : d’abord d’être en mesure de contrôler ceux qui entrent dans nos établissements grâce à des portiques, des vérifications électroniques ou des sondages par exemple. D’autres pays l’ont fait. Nous avons fait des propositions. Nous verrons. Ensuite de mettre en place une brigade afin de dissuader, de persuader et de concourir à l’activité de nos personnels. Enfin, je propose évidemment que tous ces contrôles et préventions puissent être effectués de manière systématique. Il s’agit tout simplement de protéger l’école de la nation." (citation exacte lue sur le site de l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/provisoire/P20090249.asp)

[2] Délinquant né et suspect d’en être capable : l’enfant.

[3] voir l'organe de propagande officielle de la Sarkozie : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/05/25/01002-20090525ARTFIG00407-l-ump-propose-de-pouvoir-travailler-en-conge-maladie-.php

[4] euh Yahvé ? (non ns)

jeudi 19 mars 2009

Journée mondiale contre le racisme

À l'occasion du 21 mars : " Journée mondiale contre le racisme", le collectif savoyard et les Forums cinémas vous invitent à la projection du film

Affiche du film "Le plafond de verre"

«LE PLAFOND DE VERRE»

de Yamina Benguigui

Le samedi 21 mars à 17 h

au cinéma Le Forum, avenue Daniel-Rops, Chambéry



Les enfants et petits-enfants des immigrés arrivés en France dans les années 50 ont pu, grâce à l'école publique, accéder au savoir, acquérir des diplômes et envisager une véritable carrière professionnelle. Mais le taux de chômage des jeunes diplômés issus de l'immigration est trois fois plus élevé que celui de la moyenne nationale. Victime d'une discrimination invisible, liée aux préjugés raciaux hérités du colonialisme, ils ne peuvent, à diplôme égal, accéder au système méritocratique, pilier de notre République. Et pourtant, tout comme l'école et l'armée, l'entreprise est ce creuset symbolique qui parvient, grâce au travail, à rassembler toutes les composantes de la société et à donner le sentiment d'appartenir à une nation. Lorsqu'une entreprise donne une chance d'entrer dans le monde du travail à ses hommes et femmes, leur parcours peut les amener au plus haut niveau.

Entrée aux tarifs habituels

Collectif Savoyard contre les Racismes et la Haine : AEFTIS, Alternatifs, CGT, Fédération des Oeuvres Laïques, FSU, Les Verts, Nouveau Parti Anticapitaliste NPA73, Ras L’Front, SUD Solidaires.
Avec le soutien de la Ligue des Droits de l’Homme

mercredi 25 février 2009

Fermeture de l'école Chantal Mauduit à Barberaz

Une école qui ferme ...

Reçu par émail :

Bonjour à tous,

Le maire de Barberaz a décidé unilatéralement, sans aucune argumentation et contre tout bon sens de fermer l'école primaire Chantal Mauduit. Comment une des communes les plus riches de Savoie peut décider de fermer une école pleine à 90 % pour le bon plaisir de la carrière politique d'un jeune maire (...)[1] ? Je vous invite à vous mobiliser lundi prochain.

L'association des amis de l'école appelle le lundi 2 mars de 17h30 à 19h à manifester au rond point "tabac presse" de la mairie de Barberaz, puis au Conseil municipal de fermeture. L'argumentation complète est sur le site http://amis-de-lecole.asso-web.com.

Notes

[1] désolé JM

mardi 3 février 2009

Car c’est l’éducation qui menace les princes !

Vu sur le site des "Rased en lutte"[1]

Repris notamment sur le blog de Saint-Nazaire ou celui de Michel Moine


LE PRESIDENT

Entrez-donc mon ami et venez prendre place,
Afin de me conter ce qui vous embarrasse.
La réforme est lancée, elle avance à grands pas,
Mais je vois bien qu’à tous celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

LE MINISTRE

Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point,
Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
J’ai fait ce qu’il fallait et fait preuve d’audace.

LE PRESIDENT

Allez contez moi donc je ne tiens plus en place.

LE MINISTRE

J’ai d’abord, pour vous plaire, modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu’au soir
Et n’auront plus de sens à donner au savoir.
Voilà qui nous fera des citoyens dociles,
Qui ne s’attacheront qu’à des choses futiles.

LE PRESIDENT

Fort bien, les programmes sont un bel artifice,
Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir,
Promettant des réformes, n’en disant que très peu,
Pour qu’une fois reçu l’aval des isoloirs,
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux.
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce,
Car je veux tout savoir.

LE MINISTRE

Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l’aide
Je laisse aux enseignants l’entière liberté
De s’occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage.
J’ai enlevé deux heures d’école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent.
On dit la journée de trop longue durée
Qu’il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu’il en faut d’avantage
Et qu’il faut les forcer même jusqu’au gavage.

LE PRESIDENT

C ‘est à n’en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante.

LE MINISTRE

Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l’université.
Voyez l’inanité d’une bonne formation
Nous qui n’avons besoin que d’agents et de pions !
Cela vous plait-il ?

LE PRESIDENT

Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d’importance
Car c’est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l’actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J’ai des mots qui ne sont plus ceux d’un Président,
Je flatte ce qu’il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu’en tant que chef d’état,
Sur toutes mes idées je veux qu’on légifère
Et ne supporte pas qu’on m’empêche de le faire.
Des médias je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j’utilise les services de la presse
C’est parce qu’aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.

LE MINISTRE

De l’école en danger j’augmente la fêlure :
Il existe des classes que l’Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n’y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l’école il pourra réparer,
S’il est mécanicien et connait son affaire
Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
Et si par de la chance il se trouve enseignant
Il pourra prendre en charge d’une classe les enfants !

LE PRESIDENT

Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu’à l’avenir elle n’en fasse rien !
Œuvrez donc mon ami, la tâche n’est pas mince
Car c’est l’éducation qui menace les Princes !

Notes

[1] Je ne sais pas qui est cette Z mais son comportement ne me semble pas correct !

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